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Les cahiers du Rifal |
LE TRAITEMENT INFORMATIQUE DES LANGUES AFRICAINES
Cahiers du Rifal, n° 23
Direction scientifique : Unité mixte de recherche n° 7594 : Langage, langues et cultures d'Afrique noire (LLACAN)
Marcel Diki-Kidiri et Edema Atibakwa Baboya : Les langues africaines sur la toile
Anneleen Van der Veken et Gilles-Maurice de Schryver : Les langues africaines sur la Toile : étude des cas haoussa, somali, lingala et isixhosa
Chantal Enguehard et Chérif Mbodj : Flore : un site coopératif pour recueillir et diffuser les noms des plantes dans les langues africaines
Andrei Popescu-Belis : Constitution de banques de textes multilingues : un mécanisme fondé sur le standard XML
Jian Yang : Tri informatique pour le lingala et le hausa dans le projet BTML
Oliva Ramavonirina : Les caractères spéciaux dans l'orthographe courante : le cas du malgache
Edema Atibakwa Baboya : L'orthographe des langues de la République démocratique du Congo : entre usages et norme
Jean de Dieu Karangwa : Le kiswahili et l'épreuve de la modernité
En bref - Nouvelles du Rifal
Louis-Jean Rousseau : Le RIFAL et la normalisation internationale en matière de langue.
Louis-Jean Rousseau : Le RIFAL et l'informatisation des langues et l'ingénierie linguistique
Au défi du passage à l'écriture, dont la grande majorité des langues africaines ne bénéficie pas encore, vient s'ajouter celui du traitement informatique. Il est une opinion bien répandue qui dit que seules les langues ayant accédé à l'informatique auront une chance de survivre demain. Est-ce à dire que la majorité des langues africaines seraient déjà condamnées ? Peut-on espérer qu'au moins les langues africaines majeures, qui sont déjà écrites, fassent l'objet d'un traitement informatique, et investissent à leur tour le cyberespace ? Si oui, dans quelles conditions cette évolution peut-elle se faire ou bien se fait-elle déjà ? Nous vous proposons d'organiser cette réflexion autour des sous-thèmes suivants :
1. Les alphabets africains et l'informatique
De nombreuses langues africaines s'écrivent avec des caractères spéciaux. Comment les encoder pour les utiliser dans un logiciel de bureautique ou encore dans un navigateur ou une banque de données sur la Toile ? Comment en tenir compte dans les opérations d'analyse textuelle (tri, étiquetage, comptage, reconnaissance de caractères, etc.) ?
2. La recherche informatique et le traitement des langues africaines
Peut-on dire que la plupart des logiciels courants peuvent fort bien traiter les langues africaines ? Si non, existe-t-il des logiciels spécialement conçus pour prendre en compte le traitement des langues africaines ? Si oui, lesquels et comment fonctionnent-ils ? S'il n'en existe pas, qu'est-ce qui empêche leur développement ou leur mise au point, ou peut-être tout simplement leur large diffusion ?
3. Les langues africaines dans le cyberespace
Des langues africaines sont-elles présentes dans le cyberespace ? Si oui, quelle place y occupent-elles, quel rôle y jouent-elles ? Existe-t-il des communautés d'internautes qui communiquent en langues africaines via l'Internet ?
4. La presse et l'édition scolaire et parascolaire en langues africaines
Le monde de l'édition s'informatise de plus en plus. Quelle est son approche, son expérience, du traitement informatique des langues africaines, dans les journaux comme dans les manuels scolaires ou les ouvrages éducatifs parascolaires ?
La direction scientifique de ce thème a été confiée à la formation de recherche Langage, langues et cultures d'Afrique noire (LLACAN), Unité mixte de recherche n° 7594, relevant du CNRS, de l'INALCO et de l'Université de Paris VII.
Christian Chanard, Edema Atibakwa et Marcel Diki-Kidiri ont coordonné le travail éditorial.
Daniel Blampain (Institut supérieur de traducteurs et interprètes, Bruxelles), Marcel Diki-Kidiri (Centre national de la recherche scientifique, Paris), Abdelkader Fassi-Fehri (Institut d'études et de recherches pour l'arabisation, Rabat), John Humbley (Université de Paris VII), Chérif Mbodj (Centre de linguistique appliquée de Dakar), Marie-Claude l'Homme (Université de Montréal), Silvia Pavel (Bureau de la traduction, Hull), Eric Wehrli (Université de Genève).
Daniel Blampain (Institut supérieur de traducteurs et interprètes, Bruxelles), Martine Garsou (Communauté française de Belgique), Louis-Jean-Rousseau (Agence intergouvernementale de la francophonie), Marc Van Campenhoudt (Institut supérieur de traducteurs et interprètes, Bruxelles).
Le Réseau international francophone d'aménagement linguistique (Rifal) est né de la récente fusion du Réseau international de néologie et de terminologie (Rint) et du Réseau international des observatoires francophones de l'inforoute et du traitement informatique des langues (Riofil). Il est financé par l'Agence intergouvernementale de la Francophonie.
Édités pour le Rifal par la Communauté française de Belgique, les Cahiers du Rifal prennent la succession de la revue du Rint, Terminologies nouvelles, dont 21 numéros sont parus. Le premier numéro des Cahiers du Rifal portait donc le n° 22.
© Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays.
Coédité par : la Communauté française de Belgique et l'Agence intergouvernementale de la Francophonie.
Editeur Responsable : Martine Garsou, Ministère de la Communauté française, Espace 27 septembre, 44 Bd Léopold II, B-1080 Bruxelles, Belgique.
Secrétaire de rédaction : , ISTI, 34 rue J. Hazard, B-1180 Bruxelles, Belgique.