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| Il importe de préciser que l'ISO plaide pour une normalisation des définitions qui ne tient pas nécessairement compte des besoins des spécialistes ni des difficultés auxquelles sont confrontées les auteurs d'un dictionnaire. |
1. Extrait de la norme ISO 704 : Principes et méthodes de la terminologie
Les définitions visent à :
La définition sert de point de départ à l'analyse et au choix d'un terme. Lorsqu'on cherche ou choisit un terme approprié pour exprimer une notion, il est indispensable d'avoir une définition claire et nette de cette notion, donc de déterminer sa compréhension et son extension.
Exemple :
lampe à incandescence : Lampe électrique dans laquelle un matériau réfractaire est chauffé par un courant électrique à un point tel que la lampe commence à émettre de la lumière.
On définit "lampe à incandescence" au moyen de la notion générique la plus proche "lampe électrique" et des caractères distinctifs
Ces caractères distinguent la lampe en question des autres types de lampes électriques, qui constituent, avec toutes les notions mentionnées ci-dessus, une série horizontale.
Exemple :
"Les planètes du système solaire sont Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton".
NOTE - Dans les vocabulaires alphabétiques, les définitions sont souvent incohérentes entre elles, parce qu'elles sont établies sans qu'il soit tenu compte de leur interdépendance.
Les règles suivantes permettront d'élaborer une définition satisfaisante.
Les caractères extrinsèques et intrinsèques peuvent jouer un rôle de caractères essentiels.
Exemple :
Comme caractère distinctif de la notion "métal", on adopte le caractère qui décrit la structure atomique des métaux. Le caractère par lequel nous lions cette notion à une notion plus générale est que tous les métaux forment une sous-classe de la classe, plus étendue, des "matières". Si, par contre, on choisissait le caractère "éclat métallique" comme différence spécifique, on ne pourrait pas en déduire de nombreuses propriétés importantes des métaux.
Une définition devrait contenir les caractères essentiels pour l'identification immédiate d'une notion à l'intérieur d'un système particulier de notions. Les caractères distinctifs devraient être choisis conformément au système respectif de notions.
Exemple :
eau (en chimie) Substance composée d'hydrogène et d'oxygène...
eau (en physique) Liquide dont le point de congélation est O°C et le point d'ébullition 100°C...
- en indiquant les caractères essentiels de la notion plus large sur lesquels se fondent les relations ;
Exemple :
Dans le cas des notions "lampe à infrarouge", "lampe à rayonnements visibles" et "lampe à rayons ultraviolets", chaque définition contiendra le caractère de la notion générique la plus proche ("lampe électrique").
- en les distinguant des notions coordonnées.
Exemple :
Les caractères distinctifs seront les caractères qui constituent des variantes du caractère de classification : "spectre visible" ("domaine de l'infrarouge", "domaine du visible", domaine de l'ultraviolet").
Lorsqu'on définit une notion relative à une partie (dans les relations partie-tout), il est indispensable de mentionner à quel tout appartient cette partie.
Exemple :
Lorsqu'on définit la notion "ampoule diffusante", il faut indiquer non seulement que c'est une partie (un détail, un élément) d'une lampe à éclairage diffus, mais aussi qu'elle a la forme d'un globe, c'est-à-dire qu'elle constitue une espèce particulière dans le système caractérisant les objets d'après leur forme.
Lorsqu'on définit des notions exprimant un tout, il est indispensable d'indiquer que la notion donnée constitue un ensemble d'objets bien précis (à cette fin, on utilise les mots "ensemble", "groupe", etc.) et de désigner ces objets.
Exemple :
Lorsqu'on définit la notion "diamant", point n'est besoin d'indiquer que le diamant peut être "naturel" ou "synthétique", puisque la notion "diamant" englobe les notions "diamant synthétique" et "diamant naturel" qui sont regardées comme des notions spécifiques par rapport à diamant, ce qui est reflété dans leurs définitions.
Exemples :
(1) La définition "vis " : Dispositif de fixation ou type de dispositif de fixation" est incomplète (trop large) car elle ne contient pas de caractère spécifique qui permette de distinguer les vis et les autres éléments de fixation, tels que les clavettes ou les rivets.
(2) La définition "appareil électronique à vide " : Dispositif électronique ayant la forme d'un tube" est incomplète (trop étroite) car les appareils électroniques à vide n'ont pas tous la forme d'un tube.
Une définition incomplète peut être facilement reconnue par le fait que les deux parties de l'équation ne sont pas interchangeables.
Il existe deux types de circularité des définitions :
Exemple :
"Industrie textile" peut se définir par "branche de l'industrie qui fabrique des textiles". A leur tour, les "textiles" peuvent être définis comme "produits de l'industrie textile". Il y a circularité dans ces définitions.
La tautologie est un cas de circularité.
Exemple :
On ne saurait définir "clavette Woodruff" par "clavette inventée par Woodruff", puisque le caractère essentiel de cette notion est le caractère qui indique la forme (disque).
Exemples :
La notion "mot indéclinable" se distingue des autres notions du fait que la qualité "change selon le cas" est absente, c'est-à-dire qu'elle a un caractère négatif. C'est pourquoi, il faut inclure ce caractère dans la définition.
La définition "défaut irréparable" a une forme analogue "défaut dont l'élimination n'est pas possible du point de vue technique et n'est pas rationnelle du point de vue économique".
On utilise souvent des illustrations afin de préciser ou de clarifier la définition. Il peut s'agir de photographies, de dessins (graphiques, schémas, etc.).
Les illustrations servent de complément à la définition. Fournissant souvent des exemples tirés de la classe d'objets à laquelle appartient l'objet défini, elles peuvent alors être comprises de façon équivoque.
Exemple :
La représentation d'un triangle peut être comprise comme celle d'une "figure géométrique", d'un "triangle" ou d'un "triangle scalène".
Néanmoins, de telles illustrations peuvent souvent être utiles. Il est difficile, par exemple, de définir avec précision et concision les différentes parties d'un marteau. Des définitions moins précises peuvent toutefois convenir si elles sont accompagnées d'illustrations.
Des schémas, qui viennent compléter la définition, peuvent fournir les caractères généraux de la classe d'objets visée par la définition.
Exemple :
Symbole graphique d'un transformateur ; schéma illustrant les connexions d'un circuit électronique ou d'un appareil chimique "arbre généalogique" d'un système de notions.
NOTE - Ce type de définition comprend la mention de la notion générique (3.1.2.1) la plus proche (déjà définie ou supposée connue) et des caractères (3.2) distinctifs délimitant la notion (3.1) à définir.
Exemple :
Définition (4.1) basée sur l'énumération exhaustive des objets (2.1) auxquels une notion (3.1) fait référence ou des notions spécifiques (3.1.3.1) qui lui sont immédiatement subordonnées.
NOTE - Le premier type de définition par extension ne peut être formulé qu'avec des noms. Le second type de définition par extension n est utile que pour les notions (3.1) qui comprennent un nombre limité de notions spécifiques (3.1.3.1).
Exemples :
1. pays scandinave : Le Danemark, la Norvège ou la Suède.
2. désignation (DIN 2330) : Termes, idéogrammes, nombres et notes.
Utiliser autant que possible des définitions normalisées. En adoptant les définitions provenant d'autres normes, prendre bien soin d'éviter les erreurs de transposition.
Les principes de base suivants s'appliquent à la rédaction des définitions :
a) La définition doit avoir la même forme grammaticale que le terme. Ainsi, pour définir un verbe, il faut employer une expression verbale ; pour définir un nom singulier, il faut employer le singulier.
b) La structure privilégiée d'une définition est la suivante : une partie de base spécifiant la catégorie à laquelle appartient la notion et une autre partie énumérant les caractères qui distinguent cette notion des autres éléments de la même catégorie.
c) La définition ne doit pas commencer par des expressions telles que "terme utilisé pour décrire" ou "terme signalant" ; elle ne doit pas non plus prendre la forme "[terme] est . . ." ni "[terme] signifie..."
d) Sauf s'il y a une raison spécifique, la définition ne doit pas commencer par un article.
e) La définition d'une grandeur doit être formulée conformément à l'ISO 31-0 :1992, paragraphe 2.2. Ceci implique qu'une grandeur dérivée ne peut être définie que par d'autres grandeurs. On ne doit pas employer d'unité dans la définition d'une grandeur.
NOTE 2 : Les points a), c) et d) viennent du principe de substitution - 3 b).
Exemple :
(ET NON PAS : force par unité de surface).
Il est permis d'utiliser des représentations graphiques comme explications, au besoin. Elles ne remplacent cependant pas une définition formelle.
Exemple de définitions formellement correctes