Informations sur le terme - IV
Marques d'usage
3.2.5 Marques d'usage
Ces marques d'usage, d'énoncé libre, permettent de préciser l'usage d'un terme.
Par exemple, on pourra préciser que terme s'utilise en Bretagne, qu'il est aujourd'hui vieilli et rare.
3.2.5.1 Usage géographique (ISO 12620 : A.2.3.2)
Ce champ sert à signaler les termes qui ne s'utilisent que dans certaines aires géographiques.
Pour restreindre l'aire d'usage, on utilisera de préférence le nom du pays ou de la région exprimé en langue française.
Exemple :
L'ancienne version...
- Courant m de seiche.
- Mouvement horizontal alternatif de l'eau accompagnant certaines SEICHES. On dit localement rédélé (Bretagne).
...devient dans la base de données :
Entrée : rédélé
Statut : synonyme
Usage géographique : Bretagne.
3.2.5.2 Registre (ISO 12620 : A.2.3.3)
Ce champ sert à signaler les termes qui sont marqués par un registre de langue particulier.
La classification en termes de registres de langue est très aléatoire de l'aveu même des linguistes, surtout lorsqu'on tend à confondre situation d'énonciation et classe sociale. Par ailleurs, la perception du registre peut varier d'une époque à l'autre et d'une région à l'autre.
L'ISO propose sa propre classification des registres.
3.2.5.3 Fréquence (ISO 12620 : A.2.3.4)
Ce champ sert à signaler la fréquence d'emploi d'un terme, particulièrement les emplois peu fréquents et rares.
La norme ISO 12620 propose de retenir trois valeurs :
- usage fréquent
- usage peu fréquent
- usage rare
Une indication de fréquence peut être très éclairante quant à l'importance à accorder à un terme normalisé.
L'exploitation informatique du corpus de textes consacré à l'hydrographie peut aider à définir la fréquence d'un terme.
3.2.5.4 Vieillissement (ISO 12620 : A.2.3.5)
Ce champ sert à signaler les termes dont l'usage est réputé ancien.
On pourra utilement se référer aux critères de la norme ISO 12620.
3.2.5.5 Note sur l'usage (ISO 12620 : A.2.3.1)
On fera figurer ici toute remarque n'entrant pas dans une des catégories prévues.
Ce champ libre doit notamment permettre d'encoder des remarques sur :
- Les conditions de synonymie, notamment dans le cas des quasi-synonymes que l'on aurait choisi de ne pas décrire dans une fiche conceptuelle particulière du fait de leur très grande proximité sémantique.
Exemples : reflux, ligne médiane, océanologie
- Jusant. m
- COURANT DE MARÉE correspondant à la MARÉE DESCENDANTE. Le terme REFLUX, parfois employé comme synonyme, se rapporte en principe à la baisse du niveau de l'eau et non au courant.
- Ligne f d'équidistance.
- En DROIT DE LA MER, LIEU des points à égale distance de deux CÔTES (c'est à dire à égale distance des points les plus proches de chacune de ces côtes). Ces dernières peuvent le cas échéant être schématisées par un choix de points convenablement déterminés. Le terme ligne médiane a strictement la même définition mais s'applique spécifiquement au cas des côtes de deux États qui se font face et où les LIGNES DE BASE (NORMALES ou DROITES) sont substituées à la côte physique. Voir CÔTES ADJACENTES, CÔTES QUI SE FONT FACE.
- Océanographie. f
- Ensemble des disciplines scientifiques ayant pour objet l'étude de l'OCÉAN et de ses limites, et qui comprend, notamment, la physique et la dynamique des masses d'eau, la chimie de l'EAU DE MER, la BIOLOGIE MARINE et la GÉOLOGIE SOUS-MARINE. Au sens strict, le terme "océanographie" s'applique uniquement aux études relatives à la description du milieu marin, tandis que le terme océanologie s'applique à l'ensemble des études se rapportant plus ou moins directement à l'OCÉAN.
- Une précision par rapport à la nature générique de la définition du concept :
Exemple :
- Compensation. f
- Détermination et application de CORRECTIONS à des OBSERVATIONS ou des MESURES, dans le but de réduire des ERREURS ou de corriger des incohérences internes dans les résultats de calculs faits sur ces OBSERVATIONS. Le terme COMPENSATION s'applique cependant davantage à des procédures mathématiques qu' à des corrections apportées à des instruments.
- Une précision par rapport à l'extension des équivalents dans les autres langues.
Exemple :
- Signal. m
- Objet ou construction mis en place pour être visé à l'aide d'un appareil de mesure optique. Voir SIGNAL GÉODÉSIQUE, SIGNAL HYDROGRAPHIQUE, SIGNAL TOPOGRAPHIQUE. En terminologie française le terme ne s'applique pas à des MARQUES naturelles.
- Les conditions où il convient de proscrire l'usage d'un terme.
Exemple :
- Azimut. m
- En GÉODÉSIE, TOPOGRAPHIE, NAVIGATION, angle dièdre entre le VERTICAL contenant la DIRECTION du nord au point d'observation et le vertical contenant le point observé ou la direction considérée. Se compte de 000° à 360° dans le sens des aiguilles d'une montre. [...] Il faut proscrire le terme d'azimut pour tout repérage d'une direction horizontale non conforme à cette définition.
- Les conditions de rejet d'un terme.
Exemple :
- Navire m hydrographique.
- NAVIRE spécialement équipé pour effectuer des LEVÉS HYDROGRAPHIQUES. Le terme ancien "navire hydrographe" est à rejeter. On dit aussi bâtiment hydrographique.